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L’arrivée au dépôt d une nouvelle locomotive : 230 G 352

jeudi 28 février 2008

Conclusion d’un feuilleton de plusieurs mois ... qui s’est terminé par l’arrivée de la 230 G 352 au dépôt du CFTV à Saint-Quentin !

LA FIN D’UN TRANSPORT VRAIMENT EXCEPTIONNEL !

C’est la fin du transport dont l’étude et la préparation auront duré plusieurs mois tandis que sa réalisation aura duré 12 jours du départ de Richelieu à l’arrivée au dépôt du CFTV à Saint-Quentin.

Depuis son déchargement dans l’enceinte de la société SOPAD-NESTLE à Itancourt lundi 18 février, la visite du matériel a été effectuée par les responsables de l’EMT Longueau le jeudi suivant. Une bonne surprise attendait les vérificateurs et les membres de l’association : La géométrie du train de roues de la machine et de son tender dénote un état très satisfaisant, comme celui de l’épaisseur de ses bandages. C’est de bon augure pour la future remise en état.

Après étude des capacités de freinage et d’arrêt de la rame d’acheminement en tenant compte du non fonctionnement du frein sur la machine et son tender, l’autorisation de circuler à 10 km/h entre l’EP SOPAD et le dépôt du CFTV a été délivrée. Il nous fallait attendre samedi 23 février pour conclure.

Ce jour là, en début d’après-midi, après un graissage généreux et onctueux des boites d’essieux, la pose d’une "conduite blanche" pour permettre le freinage d’un bout à l’autre de la rame sans utiliser les appareils de la loco et du tender et l’indispensable essai de freins avant le départ, le convoi était prêt à rejoindre le dépôt.

C’était sans compter avec la rampe importante de la sortie de l’embranchement particulier, qui a fort sollicité les sablières du C61041 !

Et ce n’est qu’à la nuit que la 230G352 a pu être positionnée au dépôt du CFTV, clôturant son transport de Touraine en Vermandois pour lequel de nombreux amis et partenaires de notre chemin de fer touristique ont bien voulu nous apporter un soutien indispensable.

Qu’ils en soient tous chaleureusement remerciés !

Pour une présentation des épisodes précédents, nous convions les internautes à continuer la lecture de cet article.

DIMANCHE 10 FEVRIER : Le comité est prêt pour la réception de la 230G352 dans le Saint-Quentinois !

Pour décharger la locomotive et son tender de leurs remorques routières, il fallait trouver un emplacement proche de notre dépôt et offrant une voie ferrée encastrée dans le sol. L’usine SOPAD-NESTLEE à ITANCOURT possédait ces caractéristiques et nous remercions sa direction et ses cadres d’avoir bien voulu participer à notre projet.

Il fallait aussi apporter dans ce lieu, pendant un week-end, notre locomotive diesel C61041 pour aider au déchargement et 3 voitures ex DR pour servir de poids frein au convoi pour son acheminement au dépôt, car le système de freinage de la locomotive n’était plus opérationnel. C’est ce qui a été fait dimanche 10 février en fait d’après-midi.

Pour cette occasion nous avons pu aussi bénéficier de l’aide et du soutien des cheminots SNCF concernés : locaux ou régionaux ont tout fait pour que cette circulation puisse se faire dans les délais prévus.

La manœuvre vient de se terminer : le conducteur Christian et le chef de manœuvres Laurent ont, en présence d’une grosse demi-douzaine de membres actifs, mené à bon port le matériel.

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MARDI 12 FEVRIER : ON THE ROAD AGAIN !

Le matériel avait été sorti en avance par les membres de TVT dont certains n’avaient pas hésité de prendre quelques jours de congé pour faciliter les opérations !

Le début de la matinée a été un peu difficile car il fallait séparer la machine du tender. Mais un tendeur à chaîne a rapproché les deux éléments et les efforts conjugués des bénévoles des deux associations ont permis de s’en sortir !

Après, la dépanneuse poids-lourds de l’autoroute A10 est arrivée avec ses 2 treuils de 20 tonnes et les techniciens ont pris le relais.

Chargement du tender - facile !

Chargement de la locomotive - un peu plus long .... mais tellement plus facile et rapide qu’en mouflant des tire-forts ! L’auteur de ces lignes, traumatisé dans les années 70 par des chargements sur remorques de locomotives (en voie de 0.60) s’était bien juré de ne plus recommencer dans les mêmes conditions. En fait BAULOT TP n’a pas de treuils sur ses remorques car il transporte presque toujours du matériel en état de marche ....

Et puis la 230G a retrouvé les voies ferrées de sa compagnie d’origine, un court instant seulement, en les franchissant sur un passage à niveau où les caténaires sont levées à 6m20 pour permettre le croisement de convois très hauts.

Le nôtre mesure 5m25 et la lame d’air n’est pas suffisante pour permettre un passage en toute sécurité sans couper le courant. D’où les mises à la terre des caténaires (sur le cliché en tête d’article on voit les deux perches blanches - il y en a autant de l’autre côté du PN) et une heure précise de présentation : juste après le passage du TGV de Paris !

Le transport de la locomotive a donc bien commencé et l’on comprend mieux maintenant pourquoi les DDE ont imposé un tel parcours et pourquoi le voyage va durer si longtemps ... Encore que pour le tender il est déjà terminé puisqu’il ne nécessitait pas d’autorisation de convoi exceptionnel.

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VENDREDI 15 FEVRIER : BIENVENUE DANS L’AISNE !

En fin de journée, au Pavé de VAUCIENNES, le convoi rentre dans le département de l’Aisne.

La RN2 est chargée, car le week-end commence et les passages à 2 fois 2 voies sont utilisés par les autres usagers pour doubler le convoi ..... à moins que celui-ci évite un pont trop bas en empruntant les voies de raccordement et en coupant à niveau la route située sur le pont !

Le soir tombe lorsque SOISSONS est franchi à l’aide de la police municipale, avec un petit contre-sens en sortie de ville.

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LUNDI 18 FEVRIER : FIN DU PARCOURS ROUTIER

Comme prévu la police a pris en charge les 2 camions devant la société ELIS, (fournisseur de nappes pour la voiture restaurant du CFTV). D’abord la locomotive, puis le tracteur bleu qui amène le tender.

Après le passage du quartier Europe, la descente de la rue Alexandre Ribot et le passage du canal et de la Somme, c’est la remontée moteur hurlant vers le rond-point Motobécane. C’est aussi la dernière photo qui ne montre pas de voies ferrés ! Le transport routier va se terminer ...

A l’intérieur de la SOPAD-NESTLEE à ITANCOURT, les engins se mettent en place.

Pour permettre à la 230G352 de retrouver (enfin) la voie ferrée.

l’incontournable photo du groupe !

Au coucher du soleil, depuis les maisons proches, on voit des choses intéressantes et inédites en Vermandois !